jeudi 8 octobre 2015

Ostéopathie japonaise

Mon moral est au beau fixe, comme le temps, mon dos va légèrement mieux et j'ai pu marcher deux km pour prendre le bus puis le train ce matin, afin de retrouver Mila ce soir au temple 37.
Prendre un bus dans la campagne japonaise est une expérience intéressante. Le bus était en retard ce matin, d'environ cinq minutes, ce qui est un peu surprenant pour le Japon, non ?
Donc on monte au milieu du bus et l'on prend un ticket au distributeur. On appuie sur un bouton pour demander son arrêt, et on descend vers l'avant en payant : ticket dans une boîte, billet dans la fente du monnayeur au besoin, puis les pièces. Je n'ai pas encore tout bien repéré car avant-hier j'avais voulu partir avec toute la monnaie de mon billet de 1000 yens, et aujourd'hui j'ai mis la pièce de 500 yens là où il ne faut mettre que le ticket ! Mais je vais y arriver ...
La première difficulté est d'identifier l'arrêt du bus, mais mon japonais fonctionne assez pour poser la question, et si je ne comprends pas toujours la réponse, les japonais sont tellement gentils qu'ils m'accompagnent volontiers jusqu'à l'arrêt.
Ensuite, il faut faire confiance. Mon bus est par trois fois passé au même endroit, une fois en faisant une boucle complète (il n'était pourtant pas en avance), les deux autres fois en faisant un demi-tour. Vous voulez aller à la gare d'Ino ? Ino est fléché à gauche, le bus tourne à droite ? Pas de souci, 500 mètres et un arrêt plus loin, le bus fait demi-tour et repart dans la bonne direction.
Identifier l'arrêt est assez simple. D'abord on peut comprendre ce que dit la voix enregistrée : la gare d'Ino c'est facile (Ino éki). Et surtout on peut demander au chauffeur, cela fonctionne parfaitement bien.
Voilà, vous êtes parés pour prendre le bus au Japon.
Le train c'est encore plus facile, dès que vous savez l'heure et la destination. Il faut juste acheter son ticket au distributeur automatique. À côté du distributeur, le tarif selon la destination. Fort heureusement en hiragana à la gare d'Ino, donc pas de problème pour identifier Kubokawa, ma prochaine destination.  Décidément c'était une bonne idée de prendre quelques cours de japonais.
Dans le train une charmante japonaise est venue me faire la causette : d'où je venais, où j'allais ...
Elle m'a ensuite demandé mon ticket et est allée vérifier auprès d'un des quatre conducteurs/contrôleurs (pour un seul wagon et une dizaine de voyageurs) que j'avais payé le juste prix. Ouf, c'était le cas. 
A mon arrivée à Kubokawa j'ai fait un arrêt à la poste où j'ai réussi à me délester de 1750 g, emballage compris. Adieu le maillot de bain, personne ne se baigne dans le Pacifique, adieu le bermuda, maintenant il ne fait plus assez chaud, adieu les claquettes préférées, lourd élément de confort, la crème solaire pour le visage et mes deux petits pots de crème dont j'étais si fière en partant ! Adieu aussi la batterie de secours de l'iPhone qui n'a jamais servi, la boussole (il y en a une dans l'iPhone), le boîtier des écouteurs, les o-setai et papiers que l'on veut garder mais qui alourdissent. Je vous retrouverai dans un mois. Et je vous assure que sur le poids du sac cela fait une sacrée différence. 
Mon japonais s'est enrichi de plusieurs mots : j'ai mal au dos, sciatique gauche, et surtout seikotsu-i, ostéopathe. Car je suis finalement allée chez l'ostéopathe. Première demande : ma carte d'assurée sociale, puis : vais-je payer la séance ... Finalement j'attends un petit quart d'heure. Les patients sont allongés sur des tables de massage, cinq ou six, séparées par un petit rideau. Musique douce, conversation entre l'employée et une cliente... Finalement l'ostéopathe me demande ce que j'ai, m'installe sur une table, et me parle de massage. Il commence par m'enfiler des bottes gonflables, qui arrivent jusqu'à mi-cuisse et qui provoquent un massage par gonflement progressif de bas en haut puis dégonflement rapide. Pas désagréable.
Séance d'ostéopathie ensuite qui me permet d'identifier trois endroits très douloureux : les fesses bien sûr, mais aussi le crâne et les voûtes plantaires. Mon cas doit être désespéré puisque j'ai droit ensuite à une séance d'acupuncture avec des décharges électriques dans la fesse gauche, et pour finir un massage sur un lit d'eau. Le tout pour 3000 yens, 25 euros. Il paraît que je pourrais marcher demain...
Et au temple 37 où nous sommes maintenant, devinez qui j'ai rencontré ? Shohéri-san qui passe comme nous la nuit au temple. Il m'a manqué et je croise en effet les doigts pour pouvoir marcher avec lui demain. Je suis tellement contente de le retrouver !!!
Des baisers électriques.
A.

PS : le nom officiel de la villa Santorini, sur le guide, est Kokumin-shukusha Tosa. On choisit son menu pour le soir et le dejeuner, et entre petit-déjeuner japonais et continental. Salle de bains japonaise collective dont une à l'extérieur. Je recommande le Tataki et la tempera. Prix très raisonnables (17000 yens pour deux nuits et un dejeuner). Le patron est la crème des hommes et se coupera en quatre pour vous aider.

mardi 6 octobre 2015

Où l'auteure cesse de se prendre pour une héroïne (de manga ?)

La sciatique m' a rattrapée en haut du temple 35. Pourtant la journée avait bien commencé : douce fraîcheur du matin laissant présager que les t-shirts n'allaient bientôt plus suffire, soleil éclatant, plus de lumbago, sac à dos bien rempli et bien réglé grâce aux conseils judicieux de Marie, merci Marie, juste une petite douleur dans la fesse gauche histoire de rappeler que le chemin de la liberté n'est pas un chemin de roses.
Avant le temple 34 un jardinier m'offre une poignée de tomates cerises, succulentes.
Trois km avant le temple 35, nous arrivons, Mila et moi, au combini où nous avons projeté de laisser nos sacs à dos, le  chemin du retour passant à 50 mètres de celui de l'aller.  Je sors mon meilleur japonais, une phrase longue, tellement bien comprise que la vendeuse cherche dans tout le magasin où pourraient être les sacs que nous lui avons laissés !!! Mila finit par mimer ce que nous voulons, laisser nos sacs et partir, la vendeuse comprend, tout s'éclaire. Bref, j'ai encore des progrès à faire en japonais...
Sans sac donc, nous montons vers le temple 35, qui n'est qu'à 200 m d'altitude. Une broutille quoi, mais une broutille très pentue se terminant par une soixante de marches. Et là, au milieu des marches, sans crier gare, la sciatique se jette sur moi.
Le plus laborieux a été bien sûr de redescendre jusqu'au combini où se trouvait ma réserve d'anti-inflammatoires. Il restait douze km, une jolie colline au milieu, et j'ai choisi la sagesse, nom du taxi qui m'a conduite à notre hébergement de ce soir, juste après le temple 36.
Je pense ne pas marcher demain, le temps que les anti-inflammatoires agissent, puis explorer les transports en commun de temple en temple dans les jours qui viennent, le temps de récupérer. Cela tombe presque bien, les temples sont relativement éloignés les uns des autres, rendant la chose réalisable.
Chaque "henro", doux nom des pèlerins de Shikoku, est confronté à ses pires démons. Je pensais que mon sujet était la douleur, je crois ce soir qu'il s'agit plutôt de reconnaître et de respecter mes limites.
Gambatte kudasai !!!
A.

lundi 5 octobre 2015

cheating or not cheating, la suite

Multitude de moyens de transport aujourd'hui !
Le train tout d'abord, pour revenir au temple 29, et reprendre le chemin exactement là où nous étions montées dans un taxi il y a deux jours.
Temples 30, 31, 32, rien à signaler si ce n'est que nous rencontrons beaucoup plus de pèlerins à pied que les autres jours. La saison d'automne commencerait-elle ?
Le temple 31 est juste à côté du jardin botanique de Kochi, que nous traversons, superbe bien qu'il n'y ait plus beaucoup de fleurs. Siège de mariages traditionnels également, permettant quelques photos plus ou moins volées...
Ferry sur une partie du trajet pour aller au temple 33, mais c'est l'itinéraire normal d'après la carte. Il n'est prévu ni de nager ni de marcher sur l'eau !
Retour en bus du temple 33 à notre hôtel dans Kochi, et nous reprendrons demain le bus dans l'autre sens. 
Ce sont des comptes d'apothicaire, non ?
Je vous embrasse
A.

Tourisme à Kochi

Kochi est donc la grande ville du sud de Shikoku. Effectivement elle donne l'impression d'être démesurée. Et surtout, après avoir marché quinze jours dans la campagne japonaise, parmi les pêcheurs et les paysans, on a l'impression de revenir dans un monde développé.
Kochi est surtout célèbre par un des plus beaux marchés du Japon, qui se tient tous les dimanches, chic, c'était dimanche. Quelle différence avec nos marchés français ? A part la nature des aliments proposés, c'est surtout la présentation qui fait toute la différence : tout est conditionné, empaquetté, et l'on achète le lot. J'ai semé la zizanie en choisissant six mandarines dans trois plateaux différents ! Le vendeur m'a gentiment expliqué que 2000 yen, c'était pour un plateau entier et non pour un kilo...
Autre différence : on mange tout en faisant ses courses : des beignets de patate douce, des glaces, des brochettes, et alors un souvenir m'est revenu : le Japon urbain sent la nourriture, la bouffe plutôt, du matin au soir, et c'est plutôt désagréable...un autre souvenir m'est également revenu au même instant : autant le Japon rural est silencieux, autour le Japon urbain pépie du bruit des feux pour piétons qui, à chaque carrefour, signalent aux aveugles quel passage clouté ils peuvent emprunter.
Kochi est également célèbre par son château, construit sous l'ère Edo, mais dont une partie importante a été détruite pour faire un parc. Sa restauration a débuté après la seconde guerre mondiale, et c'est un site impressionnant à visiter, même s'il est de taille modeste.
Kochi est également célèbre par son grand homme, Ryoma, qui a participé activement à la fin du shogunat, et qui est mentionné  partout.
Bref nous avons joué à fond les touristes, et même assisté  à un spectacle de "Yosakoi" espèce de parade de pop-pop girls japonaises, activité créée à Kochi en 1954 et qui a droit maintenant à un grand festival annuel au mois d'août. J'ai trouvé que cela tenait plus de la "chinoiserie", mais le public avait l'air convaincu, plus parfois d'ailleurs que certaines danseuses qui hésitaient sur la chorégraphie et épiaient leurs voisines pour savoir quoi faire.
Kochi est enfin la région du Japon où l'on mange le plus de thon (rouge) dont notamment une variété Tataki somptueuse qui a fait le régal de mes dîners depuis trois jours.
Des baisers
A.

PS : séjour pour trois nuits au Ryoma hôtel, parfait comme business hôtel raisonnable. On y parle anglais

dimanche 4 octobre 2015

Cheating or not cheating ?

Depuis le départ, je suis montée quatre fois en voiture. Bizarre pour un pèlerin à pied, non ?
Alors, cheating or not cheating ?
La première fois, vous vous le rappelez peut-être, c'était pour aller de mon hôtel au temple 6, dans la voiture d'Harunori-san, puis du temple 6 au temple 1, dans la voiture de son copain, Asano-san, afin qu'Harunori puisse rentrer chez lui le soir. Nous avons bien marché des temples 1 à 6.  Not cheating.
La deuxième fois c'était avec Shôheri-san, pour rejoindre ce ryokan dans une ville inconnue (Anan ?), le 26 septembre. Shôheri avait passé l'après-midi à téléphoner à notre hôtesse pour lui fixer rendez-vous. En effet le ryokan n'est pas sur la route du pèlerinage, et elle devait venir nous chercher en voiture. Elle nous a finalement rejoints sur un parking à côté de Sakaguchi-ya, après le temple 21. Mais elle a chargé nos sacs à dos dans sa voiture, et nous avons encore marché deux km et demi, sans sac ô délices, pour la retrouver plus loin à Asebi. Le lendemain matin, elle nous a scrupuleusement déposés là où nous étions montés des sa voiture la veille. Not cheating donc, d'autant que les passages sans sac à dos sont nombreux et même recommandés sur le parcours : pour monter au temple 10, pour aller au temple 27... Et il y en aura d'autres !
La troisième fois c'était avant hier pour rejoindre notre hôtel pour touristes de luxe. En effet , l'hôtel est loin du chemin, sur une hauteur. Nous avions donc prévu, Mila et moi, de prendre un taxi à la gare de Nishibun le soir, et un autre le lendemain matin, pour revenir à cette même gare. Mais nous nous sommes trompées sur les distances et avons émergé de la forêt avant la gare de Nishibun. Épuisées, nous avons demandé à une station-service de nous appeler un taxi. Pour "compenser" nous sommes parties à pied de notre hôtel hier matin. Et pour ceux qui avaient un doute, nous sommes bien allées au temple 27. Il ne manque aucun temple à notre collection, et surtout aucun tampon et aucune calligraphie dans nos livres. Not cheating, non ?
La quatrième fois c'était hier samedi, pour aller du temple 29 à Kochi où nous sommes installées pour trois jours dans le même hôtel, ce qui est délicieux. En plus avec des lits européens et le wifi dans la chambre. En effet, aujourd'hui est une journée de repos, je pense me balader un peu dans Kochi histoire de faire la touriste, peut-être à vélo. Demain nous irons du temple 29 au temple 33 à pied et sans sac à dos, puis retour à Kochi pour dormir, et nous repartirons mardi matin du temple 33. J'espère que ce repos permettra à mon dos de retrouver une certaine souplesse ; malgré les étirements je ressemble à une petite vieille et je crains d'avoir un lumbago.
Vous voulez peut-être des nouvelles de nos autres comparses ? Aucune nouvelle de Shohéri-san, il doit être derrière nous, nous le verrons peut-être demain. Nous avons marché avec Niwan-san hier, qui s'était perdu, et qui espérait arriver au temple 30 hier soir. .es temples ferment à 17 heures, ce n'était pas gagné !!!
Des baisers
A.

PS : hôtel Tosa Royal. Grand luxe. Onsen avec une partie extérieure. Chambre continentale, mais il existe des chambres japonaises, lit moelleux à souhait. Cuisine de haut vol. 15000 yens avec dîner et petit dejeuner.

vendredi 2 octobre 2015

Où comment à jouer les touristes on perd ses compagnons de route

Hier après-midi, du fait du mauvais temps, nous avons tous les quatre renoncé à monter au temple 27. Il se trouve le temple 27 a une des montées réputées comme les plus difficiles mais qu'en revanche, comme on monte et on redescend par le même chemin, on peut laisser son sac à dos en bas. L'ensemble prend quand même deux bonnes heures, en plus du temps passé au temple.
De ce fait, comme il n'y a pas des hébergements tous les km le long du parcours, nous étions exposés à un dilemme : marcher peu, 20 km en tout y compris les huit pour monter au temple et en redescendre, finir vers midi et être encore très loin de Kochi, ou marcher beaucoup plus, 32 voire 35 km et finir épuisé, le dos en marmelade.
Shôheri a choisi la première solution et s'est donc arrêté dans un buissness hôtel à Aki. Niwa, le ci-pèlerin de Mila a choisi l'héroïsme des 35 km. Nous nous étions, Mila et moi, ralliées à la solution de facilité, mais arrivées à Aki à midi en ayant déjeuner, nous avons finalement choisi une autre solution, l'hôtel de luxe à 32 km. Nous avons perdu nos compagnons, mais découvert les plaisirs du onsen extérieur dans un cadre luxueux ! On ne se refait pas, et vive l'ascèse !!! De ce fait, nous devrions arriver demain à Kochi où nous prévoyons de passer trois nuits... Mais je vous en dirai plus une fois là-bas.
Des baisers luxueux.
A.

PS : étape très désagréable hier soir : minchoku  Hamayoshi-ya au patron grincheux, nourriture décevante avec assise à la japonaise, salle de bains avec de l'eau trop chaude, chambre sans fenêtre sur l'extérieur mais séparée des voisines par des cloisons mobiles très minces, le tout à un prix exhorbitant : 8000 yens ! Nous l'avions choisi du fait du nom de l'autre, Drive-in 27, mais je pense qu'il faut passer au dessus du nom finalement.

jeudi 1 octobre 2015

In the rain again

Journée commencée sous un crachin breton qui a rapidement viré à la pluie japonaise.
Nous avons relativement bien géré les chats et les chiens qui nous tombaient dessus. Nous sommes maintenant quatre : en plus de Shôheri que vous connaissez déjà, il y a Christina une anglo-australienne rencontrée au temple 23 et son co-pelerin japonais dont je n'ai pas encore mémorisé le nom. Cela fait donc maintenant quatre jours que nous cheminons de concert, mais pas toujours ensemble, et que nous faisons étape aux mêmes endroits, si ce n'est que Shôheri, pour des raisons obscures, refuse de coucher dans des temples.
Christina est une bourlingueuse qui a quitté sa Grande-Bretagne natale pour l'Australie à 24 ans, et qui vient de passer les dix dernières années à enseigner l'anglais en Chine et au Vietnam, principalement à Hanoi. Elle est maintenant à la retraite, et après quatre mois de vacances en Chine, elle s'offre un petit périple au Japon avant de rentrer (transitoirement) en Angleterre s'occuper du déménagement de sa Maman de 80 ans.
Nous avons donc bien géré la pluie disais-je : après être passés sans encombre par un chemin interdit à cause de la météo, nous nous sommes arrêtés au pire de la pluie dans un abri bus. Puis avons déjeuné, Udon et Ramen, alors qu'il pleuvait encore très fort. C'est à ce moment là que nous avons perdu Shôheri, très gêné par d'importantes ampoules. Puis nous avons déniché une pâtisserie française pour un goûter précoce. Le quatrième larron errait de son côté mais finalement aucun de nous quatre n'est monté au temple 27, jugé trop dangereux sous la pluie et dans les nuages. On verra demain !!!
Pour finir par une note japonaise, nous traversons depuis quelques jours des petits villages de pêcheurs et je suis chaque fois frappée par un silence de fin du monde. Quelle que soit l'heure, pas un bruit, peu de monde dans les rues, ni radio, nu télévision, nu conversation. C'est d'autant plus étrange qu'il y a plein de vieux, a priori chez eux, et beaucoup de femmes qui ne travaillent pas à l'extérieur. Cela et les haut-parleurs qui se déclenchent pour un oui pour non, fichent un peu la frousse. A 15 h, les hauts parleurs ont lancé un cours de gym collective, mais là il est 20 h, et je ne peux qu'espérer qu'il ne s'agisse pas d'un tsunami. Non, personne ne bouge, c'était juste pour nous souhaiter bonne nuit...
Je vous embrasse
A.

PS : dernière nuit au temple 26. Indécent ! Chambre de 12 tatamis au moins, avec deux fauteuils ayant une vue sur la vallée, dîner pantagruélique et excellent, énorme salle de bains japonaise hommes et femmes séparés, petit déjeuner également trop copieux, et l'addition la moins chère depuis le début : 6300 yens bière comprise.