mardi 29 septembre 2015

O-setai inversé

Journée sans problème aujourd'hui : température clémente (27 degrés), fraîcheur agréable le matin, soleil voilé aux heures les plus chaudes, distance plus raisonnable (seulement 28 km), je gère mieux les temps de repos et j'alterne le côté de mon unique bâton toutes les demi-heures pour épargner mon dos.
J'ai traversé un petit désert de 10 km, heureusement avec de l'eau et de quoi déjeuner. Ce passage s'appelle Gorogoro-ischi. D'un côté l'océan, sans plage, avec de gros rochers, et de l'autre la montagne, à pic. Entre les deux la route, sous le soleil ... Quand il n'y avait pas de route, les pèlerins devaient passer sur les gros rochers glissants et humides, particulièrement dangereux. Le nom de ce désert provient du son roulant (gorogoro) des rochers (ishi) sous l'effet du ressac.
Après ce désert, j'avais envie de fruits, ce qui est relativement difficile à satisfaire car les petits supermarchés locaux (combini) où nous achetons nos en-cas n'en vendent pas. Petite épicerie de village. J'entre une première fois, ne vois pas de fruit, et ressors sous les yeux étonnés de l'unique caissière. Mais plus loin, dans la vitrine, il y avait de superbes pommes. Je reviens sur mes pas et achète une pomme. Une excentricité  !!! 400 yens (3,2 €). Je ressors et m'assieds sur un banc de fortune : une planche sur deux bidons, et je pars à la pêche au couteau au fond du sac à dos (merci Alex pour ce formidable cadeau). Un vieux japonais s'approche, pour me dire que je ne suis pas bien assise là. Mais il est hors de question que je fasse un pas de plus. Je veux manger ma pomme !!! Je lui en épluche  donc une partie et nous voici devisant et mangeant cette pomme qui n'était en fait pas une pomme mais un fruit typiquement japonais dont j'ai déjà oublié le nom. Il faut dire que je ne fais guère de progrès. Certes je comprends mieux ce que l'on me dit, mais je ne mémorise pas grand chose.  La "pomme" était aussi délicieuse que mon compagnon de dessert : sucrée, juteuse, goûteuse et je suis repartie ragaillardie.
Des baisers sucrés
A.

PS : arrêt hier soir à Shishikui chez Haruru-tei. Cher, impersonnel et nourriture moyenne. Grande salle de bains japonaise. Je pense qu'il vaut mieux aller ailleurs pour profiter du onsen de Shishikui, vraisemblablement à l'hôtel Riviera Shishikui.

PPS : je vous redonne le nom de mon compte sur Instagram : anneshikoku, afin que vous puissiez voir les photos qui vont avec le texte.

3 commentaires:

  1. hello Anne

    je viens juste de me connecter à ton blog et je vois qu'il est déjà riche de détails sur tes aventures . Nous voilà rassurés!
    comme c'est bien d'avoir du temps pour soi ..:-)
    je les lirai tranquillement ce week .end.
    porte toi bien !
    Michele (Elbaz)

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  2. Effectivement, avec les photos c'est beaucoup mieux. On a l'impression de t'accompagner sur le chemin. "Journée sans problème" donc ton dos va mieux.
    Est-il possible de se baigner dans la mer ?
    Bon courage pour l'ascèse... bientôt l'illumination !
    Guy

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  3. Avant-hier il y avait des spots de surf et l'on pouvait se baigner. Mais c'était le matin tôt et j'ai préféré profiter de la fraîcheur pour avancer. Depuis il n'y a plus de plage mais des gros rochers... Je sortirai peut-être le maillot plus tard

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